Toutânkhamon

À Jacques
Dominique
et Catherine

 

Que reste-il de toi qui mourus jeune et beau

Toi qui fus le grand roi et le maître des eaux

De ce long Nil qui court à travers le désert

Se jeter comme un Dieu dans les bras de la mer ?

 

De toi qui fus aimé de toutes la plus sage,

La fille la plus chère au cœur d'Akhenaton

Qui l'aima d'amour fou et devint pharaon

Puis fut assassinée dans la fleur de son âge.

 

Ton sang n'a pas rejoint les sucs de la terre

Ton corps n'a pas dormi à l'ombre d'un palmier

Dans la myrrhe tu fus à jamais embaumé

Fantôme desséché soustrait à la poussière.

 

Que reste-t-il de toi dans cette tombe ouverte

Beau prince du Nil Bleu, doux fils d'Amon-Ré ?

Dans ton beau sarcophage en cèdre parfumé

Que reste-t-il de toi dont on a voulu la perte ?

 

Ce qu'il reste de toi, ce n'est pas ce trésor

Caché quatre mille ans sous le Gebel doré,

Ni ta momie de lin, ni ton beau masque d'or

C'est ton âme éternelle Ô fils d'Amon-Ré.

Souvenir de l'exposition
Toutânkhamon et son temps
du 17 février au 4 septembre 1967
au Petit Palais, Paris

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