Le coiffeur de Rufisque

À Jacques

Le petit coiffeur débonnaire

Qui sourit du matin au soir

Sort son tapis de prière

Et l’étend sur le trottoir.

 

Dans sa modeste boutique

Pas plus grande qu’un mouchoir

Pour l’instant, fini la pratique.

" Monsieur client tu dois savoir

C’est l’heure d’Allah !

Tu m’attends là. "

 

Et maintenant, humblement il s’incline

Et lance vers Allah la prière du soir

Tandis que silencieux rêvent les milans noirs

Au fronton poussiéreux où les vautours s’alignent.

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