La Cendre amère

Beauté cruelle de ce ciel bleu où courent les nuages,

Ce ciel d'été qui garde en lui l'image

De tous ceux qui furent à nous...

Et la promesse folle

De tous ceux qui ne seront pas...

 

Déjà dénouée notre vie sur la terre

Et moi je reste seule

Et je songe au passé...

 

Tandis que le vent fou disperse les nuages

Et secoue les grands arbres,

Et fouette mon visage,

 

Je reste là,

Muette,

Frissonnant dans mon corps,

Frissonnant dans ma vie...

 

Sur mes lèvres asséchées

La cendre amère de mon bonheur perdu,

Et dans mon cœur brûlant,

Le poignant souvenir...

Août 1995

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