Je me rappelle cette fois, oui, où (cette fois où, pour un oui ou pour un non) j'ai trébuché là, sur des spectres, des spectres glacés (Cold Specks) et j'ai basculé dans un puits de malheur et de souffrance, chute silencieuse interminable, enveloppé de brume, cette voix sublime, ce cri du blues, cette lamentation qui ne se plaint plus, qui ne craint plus rien, la voix de celle qui, passée de l'autre côté du monde, ne pourra jamais revenir.

Votre attention s'il vous plaît : en raison d'une manifestation contre le racisme et la discrimination, le vol à destination de "Cold Specks" sur la Blogothèque a été annulé. Nous vous invitons à vous joindre à la manif (en pensée) puis à continuer la lecture par vos propres moyens.

Sombre est la nuit, clair le jour, ce n'est pas si simple, les jours et les nuits, vous n'avez pas idée de la complexité, le présent, le passé, tout finit par se mélanger, les frontières s'évanouissent, les territoires se rejoignent, pourtant vous vous y retrouvez, très bien, dans cette continuité, vous sautez des étapes, pas toujours de la même façon, vous sautez à saute-mouton sans difficulté, c'est votre histoire après tout, vous la connaissez par coeur, bon, elle change de temps en temps, les autres vous le rappellent parfois, mais quelle importance ? c'est votre ressenti, ce que vous croyez, c'est votre vie de maintenant ce passé mélangé au présent, ces rêves d'avenir, ces projets, ces attentes, ces désirs, tout ce qui vous passe par la tête et que vous oubliez parfois dans l'instant. Non ? pas vous ? allez, avouez tout, dites-nous votre pensée profonde, je vous entends vous savez (menteur).

Alors on continue ? Oui, j'ai entendu, parfaitement, vous avez dit : ce délire, vous avez pensé on continue ce délire.

Bon, ça suffira pour aujourd'hui. J'en ai par-dessus la tête : continuez tout seul, moi j'en peux plus.

Dommage.

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