La vie dans l'univers
À partir de quel niveau de complexité de l'Univers apparaît la vie ? Est-ce au moment où apparaît pour la première fois la molécule d'ADN ? Vous savez, cette molécule qui a la capacité de se copier elle-même. Copier, photocopier, polycopier, que sais-je ? Vous savez, cette molécule qui s'ouvre comme une fermeture Éclair, tandis que les gènes célibataires se précipitent de chaque côté à la recherche de leur partenaire complémentaire. Cette molécule tire-bouchon, qui semble déjà un peu pompette, choupette, fofolle. Cette hélice du temps replié sur lui-même, qui s'étire du passé vers l'avenir. Cet escalier de l'amie cochonne. Superbe image en noir et blanc.
La vie surgit-elle lorsque la première cellule apparaît ? lorsque après s'être allongée, elle se sépare en deux cellules identiques ? lorsqu'elle se scissipare ? la bactérie. Et si elle aussi se marre ? vous ne trouvez pas ça drôle, rigolo, surprenant ? Ne me dites pas que vous ne voyez là que mécanique cartésienne, qu'oeuvre réglée de grand horloger, que mouvement prédéterminé, qu'onde alpha vile, effroyablement réglée. Même dans la bonne bouille brownisé de l'atome vous n'arrivez pas à déceler une pointe d'humour ? un soupçon d'inattendu ? au moins 65 choses surprenantes ?
Vou... vou... vou...
Il y a du mouvement dans l'atome, même si ça paraît un peu désordonné ou statistique ou que savons-nous ? Y a-t-il déjà de la vie dans les premiers atomes d'hydrogène et d'hélium de l'Univers bigbanboulesque ? ou encore avant, dans les noyaux ? les protons, les neutrons ? dans les quarks ? on a l'impression que ça pourrait mordre un quark, comme un crocodile :
KOUARX... KOUARX... KOUARC !
Si j'ai bien compris l'état des choses, on aurait :
D'abord BOUM ! et après, plus tard, la vie; ou peut-être, d'abord Wim... et après BOUM ! mais pourquoi pas l'art de Dieu et après BOUM ! ou encore Kies... et après BOUM ! ou peut-être Haw... ksss... et après BOUM !
Ou... ou... ou...
Ensuite, des particules fondamentales, des atomes simples (H, He), puis plus lourds, plus complexes (plusieurs couches d'électrons incertains et comédiens).
OH ! Des molécules simples (H2O, l'eau par exemple), puis nettement plus complexes avec celles de la chimie organique (les sucres par exemple qui se transforment en alcool puis en acide, les aldéhydes odorants et les composés aromatiques dérivés du benzène, Hmmm... les bouquets du vin, des alcools, des vinaigres, pâtisserie, gastronomie...).
AH ! Les molécules royales et mystérieuses, l'ADN.
BAH ! Les cellules, bactéries, virus, microbes... ça fout la trouille, vous ne trouvez pas ? Remarquez le cancer, par exemple, présent dans la mythologie, par le biais de l'astrologie. Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie.
- Waoh ! Péh...
Vous voyez, il écoute ce qu'on dit. Il ira loin ce personnage.
Apprendre.
Apprendre par coeur.
Apprendre par imitation.
Apprendre avec un coup de pied aux fesses ou apprentissage en une seule fois. Traumatisme. Ancre.
Apprendre, évoluer, transformer et se transformer.
Le rêve alchimiste.
Ah Ah !... je vois se pointer le museau de Dieu.
La maison de Dieu.
Oui. C'est chacun comme il veut.
Moi j'ai déjà donné.
- Péh ? qu'est-ce que tu en penses ?
Vous entendez : pas de réponse. Vous voyez : Péh préfère ne pas répondre. Pas de cette façon, en tout cas. Pourtant Péh, lui, c'est du solide, il est parfaitement objectif, non ?
Chaotique ?
Au début de l'Univers, le nôtre, celui-ci, 1 big quelque chose ébranle du vide, du rien, du néant, ou quoi ? un accident de la circulation ? le choc de 2 ou 3 ou 4 ou 5 univers, mondes, particules ? on peut toujours supposer, n'est-ce pas ? ça ne change pas grand-chose à la suite des événements.
Un gros BOUM et TOUT va très vite (selon l'idée que l'on se fait du temps), les événements fondateurs se précipitent, l'horloge est encore en pièces détachées qu'elle marque déjà, à une vitesse vertigineuse, des particules inimaginables de temps, des fractions calculables de seconde, des dix puissance moins quelque chose donnant l'illusion qu'on peut comprendre.
Illusion.
Vous savez, cette virgule qui se balade :
0,1 s - un dixième de seconde
0,01 s - un centième de seconde
0,001 s - 1 milliseconde
...
0,000 001 s - 1 microseconde
...
0,000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 01 s, qu'est-ce que vous dites ? vous pouvez répéter ? 10-32 seconde, et alors ?
À certains moments, vous n'avez pas du tout envie de comprendre, de faire l'effort, de chercher. Instinct de survie.
Moi, ça me fait rire.
Enfin, ça roule, ça fonce, tout va très vite. Et la nature n'a pas peur des excès de vitesse.
Ou peut-être que la nature fait son boulot et nous, après coup on calcule. Ou peut-être que la nature ne fait rien : elle n'existe pas en dehors de l'idée qu'on se fait des choses et que l'on nomme "Nature". Nommer les idées les fait exister, les chosifie, les choselifie. Soupir...
Platon.
Qu'est-ce qu'on peut platoniferrer.
Que représentent ces 2 400 ans depuis Platon ?
D'une certaine façon, ça va aussi vite qu'après le Big Bang : un grand souffle de rien dans rien et puis, comme par magie, des petits bidules apparaissent qui se dispersent et s'annihilent, rock endiablé de la matière et de l'antimatière, sauf que là, à tout moment, cavaliers et cavalières disparaissent, réapparaissent. Lumière noire, éclairage fluo, rayons lasers, tout ça c'est de la frime.
- Tiens, salut Péh, on dirait que tu t'intéresses à la cosmologie, toi aussi.
- J'aimais bien quand tu parlais d'ADN. Mais là, je te laisse avec ta virgule qui se balade.
Une virgule se déplace vers la droite. Le temps se déploie, se multiplie par 10 à chaque 0 qui saute dans la soupe originelle. Tous ces bidules partent à la conquête de l'espace - temps qu'ils créent, au fur et à mesure que l'horloge cosmique se met à différencier des temps, qui finissent par être compréhensibles.
Et ça commence à s'agglutiner. Les quarks par 3, déjà de la Trinité, une microseconde après B B.
0,000 01 s
0,000 1 s
0,001 s
0,01 s
chaque fois le temps prend 10 fois plus son temps à ce décompte illusoire
0,1 s
1 s
première seconde de l'Univers, Waoooh ! le stade se lève d'un seul coup et éclate sa joie de la victoire, premier essai, premier but : magnifique ! 2 secondes, 3 secondes, 4 secondes, 5 secondes, je sens qu'on va vite se lasser, là. Et puis, compter ne veut rien dire, ça rassure, on est intelligent, on sait. On croit qu'on sait, on croit comprendre, on croit,
CROA CROA CROC.
Étonnant ce 1 particulièrement magique, vous ne trouvez pas ? 1 seconde. 1 vie. 1 Dieu. N'est-ce que pure illusion mathématique ? Simple convention ? La nature est pleine de dieux, disait Thalès. Toutes choses sont des nombres affirmaient les pythagoriciens. L'Univers est écrit en langage mathématique, pense avoir confirmé Galilée, puis Descartes, Newton...
Bon, pendant ce temps, on cause on cause et l'Univers lui : 2 minutes, 3 minutes !
Et 3 minutes après B B, autant dire une éternité déjà, 2 protons et 2 neutrons vont en bateau : ils enfantent du quaternaire, 4 en 1, un noyau d'hélium. 1, 2, 3, 4, comme par hasard la décade des pythagoriciens, dont la somme vaut 10. Magique, n'est-ce pas ? Voici le temps des noyaux; le noyau d'hydrogène, un H qui s'ignore, c'est un simple proton; le noyau d'hélium, He ! c'est moi, les 2 protons et 2 neutrons ligotés, COUIC.
Ensuite, c'est génial, l'horloge ronronne tranquille, non pas des minutes, des heures, des jours, des années... mais, quel que soit le découpage, la façon de compter,
l'équivalent de 300 000 ans ! rien que ça.
Et ce qui s'est passé entre-temps, ça n'intéresse personne ? Bon d'accord, moi, je fais confiance, personne d'accord. On étudie chaque dix puissance moins trente deux seconde et après les secondes, les minutes, les heures, les jours, les années, tout le monde s'en fout, bon d'accord. Parfaitement logique. Normal. Pas de problème. Vous savez ce que vous faites.
Donc 300 000 ans, du mijoté au coin du feu, et hop ! en voici en voilà, qui veut de mes jolis atomes ? Franchement mignon le ballet des électrons coucou-je-suis-là bye-bye-j'ondule-à-présent, corps et âme.
C'est drôle tout de même, cet affolé du temps, même si tout cela n'est jamais que le résultat d'un calcul, même si ce ne sont que des nombres, on s'attendrait à un peu plus de régularité, quelque chose d'un peu moins merdique, sporadique, je ne sais pas, ça fait désordre, vous ne trouvez pas ?
Évidemment après coup on réécrit l'histoire : Oh les beaux atomes. Atomes mon cul, le bordel oui. Évidemment, quoique vous fassiez, ça fait toujours quelque chose ou autre chose. C'est après qu'on explique, qu'on trouve un sens, un responsable ou un coupable. Avalanche, tremblement de terre, inondation, massacres de population. Curieusement ça ne fait jamais du rien, du vide, du néant. Sauf dans la tête compliquée de certains philosophes.
Où avez-vous trouvé que la nature est propre en ordre ? je veux dire un peu plus loin que la pelouse tondue nickel, chaque week-end, des pavillons de banlieue. Un peu plus loin dans la forêt, par exemple. Un peu plus loin dans le cloaque comportemental des grandes métropoles, par exemple. Un peu plus loin que l'écran du téléviseur. La guerre en Croatie, en Bosnie, au Kosovo. La guerre en Yougoslavie. La guerre.
Alors pourquoi un roman devrait-il être nécessairement : rationnel, ordonné, organisé, équilibré, homogène ?
La musique du texte, vous savez, bien sage, bien gentille, tout bien comme il faut. Les vies au long de l'automne monotone blessent mon coeur... dong, dong, dong, voici Minuit.
Et l'image ! Parlons plutôt de cette fascination, oui oui parfaitement, cette fascination, pour le malheur et la désolation, pourvu que ce soit trop, pourvu que les garçons (à ma connaissance c'est rarement les filles) aient exagéré jusqu'à l'absurde, pourvu qu'elles soient belles, maintenant, les 79 images de l'apocalypse. Dénonciation ? on dénonce, on dénonce, et alors ? vous n'avez pas un peu l'impression que plus on dénonce et plus... non ? Elle a une sacrée gueule la dénonciation : tout au long du vingtième siècle, vous ne trouvez pas que plus ça va, plus c'est pire ? atroce, épouvantable, inimaginable (on imagine très bien), insupportable (on supporte, bien sûr qu'on supporte). Trop même.
Mais vous lisez.
Atmosphère, atmosphère...
On attend quelqu'un ?
Les premières traces de vie ont 3 milliards d'années.
Ont peut-être.
Dans notre Univers. Notre espace temps.
Si la vie commence par les bactéries.
Ici sur Terre.
Une seule cellule remplie de crème anglaise (le noyau dispersé), qui n'a qu'une idée en tête : la scissiparité. La schizophrénie aurait-elle 3 milliards d'années ?
- Moi je n'y comprends rien !
- Je sais Péh, je suis allé un peu vite avec l'ADN.
- Normal, tu ne pouvais pas me laisser seul avec Nèvemor, le mort, tu te rappelles ?
- Évidemment Péh... Bon,
avant la double hélice de l'ADN, 2 hélices contradictoires comme s'il fallait bloquer le mouvement initial de rotation, galaxies spirales, rotation des planètes, de la Terre sur elle-même, lover le temps sur lui-même... avant l'ADN, mais après la formation de la Terre, que se passe-t-il ?
- Remarque, je ne me plains pas du scénario.
- Oui ? Péh.
- Mais là, tu m'étonnes. Le lecteur aussi, je sens. Il n'aime pas. Il ne va pas aimer. Ton histoire est trop chaotique. Tu casses tout en petits morceaux, musique quantique, rêve fragmentique, visions parcellaires, sensations éphémères, tu changes sans cesse, de sujet, d'objet, de personnage. Bientôt, si ça continue, tu vas me congédier.
- Oui à la fin de l'histoire, et oui dans la tête du lecteur. Rassure-toi, Péh, le lecteur va t'adorer. Mais il faut faire bouillir la marmite, il faut faire chauffer la soupe.
La soupe originelle, après le Big Bang.
Atmosphère de gaz carbonique, d'azote et d'autres bricoles, c'est la Terre, il y a (peut-être) 4,5 milliards d'années. Des molécules d'eau en phase gazeuse. La vapeur d'eau se condense sur la croûte terrestre, toute neuve comme une peau de bébé, et forme les premiers océans du monde, notre monde, la Terre.
Et les petits poissons ? Quelle impatience. Les petits poissons et les petites poissonnes, ça vient après, plus tard, attendez que je consulte mes notes, voilà : les mammifères n'ont que 200 à 250 millions d'années et les poissons 400 à 500 millions d'années. Je vous demande seulement d'attendre, voilà : 4,5 milliards moins 400 à 500 millions, ma calculette ne sait pas faire ce genre de calcul. Mais vous, oui : environ 4 milliards d'années.
Vous aurez la patience d'attendre 4 milliards d'années ?
BOUM
Et voici la Voie Lactée, le Soleil, la Terre...
Autant qu'on puisse le savoir actuellement, sur les 15 milliards d'années du Big Bang, 10 milliards ont passé : des poussières d'étoiles ont créé de véritables usines chimiques qui synthétisent de l'hélium, puis des atomes lourds. Les étoiles, rassemblées en galaxies. L'espace temps déploie sa géométrie en expansion. Première conquête, l'Univers en recherche de définition. Déjà un problème de limites. Déjà un problème de conservation du patrimoine : est-ce cela ? qu'il aurait fallu garder intact, conserver, sauver.
Mais voici la Voie Lactée, le Soleil, la Terre.
Le ballet des planètes en rotation elliptique autour de notre étoile, le Soleil, s'est chorégraphié pour des lustres.
Si l'idée vous vient de programmer un rendez-vous sur un électron quelque part autour d'un noyau d'un atome, vous n'aurez, comme au Loto, qu'une certaine probabilité de réussite, la probabilité de présence de l'électron à l'endroit de votre choix. Autant savoir à quel étage il se situe, si vous voulez améliorer vos chances de rencontre.
Depuis l'apparition des planètes, les rendez-vous sont beaucoup plus simples. Tel jour, telle heure, clic clac : éclipse. Réglé comme du papier à musique céleste. Voilà pourquoi les gens distraits sont toujours dans la lune.
Sur Terre, c'est bientôt l'heure de la soupe, 10 à 11 milliards (peut-être) d'années après B B, la soupe originelle, les molécules royales et mystérieuses d'ADN, les cellules, les bactéries, les virus, les microbes... de tout cela que va-t-on conserver, garder, sauver ? mesdames et messieurs, dem'... mandez-l'programme, vie sauvage et frissons garantis, entrez entrez ! dans le grand bal cosmique de la Nature.
On a l'impression de voir un film, d'assister à une conférence, on a l'impression que tout était prévu, organisé à l'avance, on s'assoit (non, non, pas encore, l'homme c'est plus tard, l'homme dans la Lune, encore plus tard), on s'assoit, on écoute, on admire, on s'étonne, on applaudit, Bravo ! magnifique...
Mais qui dit ? que quelque chose ? ou quelqu'un ? ou quoi ? a prévu quoique ce soit ?
Qui dit ? que ce truc, ce machin, l'Univers est logique, cohérent, prévisible, inéluctable.
On constate, c'est tout. Mais on constate quoi ? en fait.
10 à 11 milliards d'années après B B (Big Bang), ça fait 5 à 4 milliards d'années avant J C (Jésus Christ).
Avant Jésus Christ ou avant maintenant, quelle différence ? Peu de chose, toute une histoire. L'histoire de l'homme, de Dieu, Jésus, Allah, Bouddha... mais pas seulement. L'homme, c'est 65 millions d'années, primates compris. L'homme actuel, plus ou moins dans sa forme actuelle (pas trop en forme apparemment à la fin du 20e siècle (du moins c'est ce qu'il croit (l'homme occidental))), cet homme-là, si on accepte qu'il fût noir, a 100 000 ans, autant dire le temps d'un soupir comparé aux 15 milliards d'années de notre Univers. Cet homme-là pèse, sur la balance du temps :
0, 000 007 Univers.
7 microUnivers. 7 petits microbes. 7 petites bactéries. Même pas une cellule animale ou végétale. Et même s'il durait 1 million d'années, vous pensez ! l'homme ne représenterait jamais que 0,007 % de l'Univers, autant dire... du dérisoire, du ridicule, du sept fois rien du tout.
Il ne représenterait jamais que... jamais, c'est bien ce qu'on peut craindre. Et puis, quelle importance ? L'homme sera peut-être la cellule de quelque chose d'autre après tout, à ce moment-là. Un virus ? Ou l'ADN de quelque chose qui le dépasse, avec un peu de chance. Sinon rien. Plus rien. Jamais plus. Ou pas toujours grand-chose.
Mais notre black perd la moitié de sa vie et n'a plus que 50 000 ans, si on n'accepte que du blanc de blanc, de l'Occidental, et encore, limite, un coup de vent et notre Palestinien se retrouvait en Asie. Avec une chance pareille, je comprends mieux l'enthousiasme des foules pour le Loto.
Et Dieu dans tout ça ? Une conquête récente de l'esprit : 15 000 ans peut-être (pour une idée magdalénienne du divin), 3 400 ans pour l'idée d'un Dieu unique (Akhénaton Aménophis 4 ?), 2 000 ans et un peu plus pour les religions dans leurs formes actuelles.
Et nous ? 50 ans d'Histoire moderne, l'ordinateur, le traitement de texte, Internet. Le pré-surhomme, le garçon (évidemment) qui s'éclate avec le pognon et fait péter la Bourse, depuis que balancer des bombes atomiques ça fait désordre.
50 ans. Oui, mais quelles années ! les meilleures années de notre Univers.
Le rapport de ces 50 ans au reste (c'est l'Univers qui représente le reste), le reste de l'Univers, ce rapport est :
0,000 000 003.
3 millièmes de microUnivers.
3 nanoUnivers.
Autant dire : même pas un virus !
Un millier d'atomes ou de molécules ? la belle affaire.
Mais c'est nous ! L'aboutissement. Le monde est fait pour nous.
Après plus rien. Pas un clou. Pas un pet de Lapin Blanc.
Même pas de quoi alimenter la rubrique pachydermique des chats écrasés.
Pas de communiqué à l'AFP.
Après moi le néant, le chaos, zéro, rien, pas un sou.
Et avant ? Le Big Bang ?
Le Big Bang, vous voulez rire...
En l'an 15 milliards et 50 ans, c'est tous les jours :
BOUM !
BOUM !
BOUM !
BOUM !
BOUM !
BOUM !...