Printemps sur les Bauges
Sur le bord du chemin je me suis arrêtée
Une brume dorée flottait sur les lointains
Et la dernière neige, du Trélod à l'Arcluse
Mettait des carrés blancs
Comme chemises de fayes, séchant au vent des cimes.
Les Bauges rayonnaient d'une beauté tranquille
Avec leurs vieux villages autour de leur clocher
Et leurs vertes prairies parsemées de grangettes
Et de belles tarines que le printemps florète.
Une poussière d'or semblait baigner la terre
Une poussière de soleil
Sur les monts enneigés
Et la longue vallée qui plonge sur le Frêne.
Une poussière de rêve à griser le regard
Une poussière de joie à vous griser le cœur...
L'air vibrait...
Et le Chéran courait en dansant vers Allèves
S'engouffrant dans le Bange ainsi qu'un maraudeur
Pour cueillir en passant quelques paillettes d'or.
Et les Bauges rêvaient...
Tout le val murmurait un radieux poème
Une vivante prière
Pour célébrer la beauté de ce monde...
Éblouie,
je n'étais plus qu'écoute...
Le bonheur était là !
Sur ce chemin paisible...
Et les oiseaux chantaient, ainsi qu'aux premiers jours.