Alors je pense aux disparus

Dennis Hopper (Tom Ripley) dans L'ami américain de Wim Wenders
Quand je pense à tous ces morts, tous ces gens disparus qui ont vécu avant moi, tout à coup j'ai envie de faire connaissance. Ou plutôt l'envie me vient d'en savoir un peu plus sur les membres de ma famille, ces gens qui m'ont précédé dans l'existence. En me lançant dans la généalogie, je ne mesurais pas l'ampleur de la tâche. Je pensais naïvement que tous mes disparus se mettraient à revivre sous mes yeux, chacun me racontant son histoire.
Berniquette ! Je n'ai rien appris. Ou peu de choses en fin de compte. Autant vous le dire tout de suite. Pourtant, à ma grande surprise, j'ai découvert un monde de rêve où les gens finalement ne sont pas ce qu'on croit. Mais pas du tout.
Par où commencer ? Il y a tant de choses à dire. Des secrets, la mort et le deuil. Liberté de choix, hasard de la vie. Révolte et contestation. Esprit combatif, aventure, la guerre. Des mensonges, la folie.
L'amour, peut-être. Oui, commençons par là.
Je me rappelle que j'avais sympathisé avec Thomas Antonioni lors d'un repas de famille et qu'il m'avait parlé de sa mère Véronique et de ses tantes Julie et Valentine. C'était avant le divorce de sa fille Jane. Les 3 soeurs Kieslowski appartiennent à la génération de mes grands-parents et ils sont tous morts à présent.
Mais commençons plutôt avec Céline Rivette. Oui.
Du côté de Tom, Tom Wenders, mon cousin américain...