Brenda Adlon et Ben Lucas

Eh bien figurez-vous que, tout à fait par hasard, je suis tombé sur un article de l'International Herald Tribune du 24 janvier 1973 : La fondation Un café littéraire à Bagdad a perdu sa fondatrice.

L'article déplore la disparition de Brenda Adlon, encensée comme une figure remarquable de l'altruisme américain (aid with God's help, je cite de mémoire), jusque-là ça ne me disait rien, femme du célèbre universitaire (famous name) Ben Lucas, et là ça a fait tilt ! je me suis dit, si ça se trouve, c'est le grand-père paternel de Leia, la femme de mon cousin Tom. Du coup j'ai poursuivi ma lecture, curieux d'en savoir plus sur cette branche éloignée (far West) de ma famille.

D'après le Herald, Brenda avait connu des temps difficiles avant de rencontrer Ben et de l'épouser. D'autres sources (j'ai cherché, vous pensez bien) la dépeignent comme une Citizen Brenda à la fois entreprenante et effacée, une fille qui n'avait jamais eu peur de remonter les manches et de se jeter dans le jeu de la vie (struggle for life). De galère en affaires (business), elle avait fini par se retrouver à la tête d'une chaîne d'hôtels internationaux dont j'ai oublié le nom, car curieusement, l'objet du panégyrique du Herald était cette fondation caritative (une école pour filles et une bibliothèque à Bagdad, Irak).

On apprend au passage que Ben Lucas, décédé quelques années plus tôt, était non seulement un professeur honoré en sociologie comportementale (Force with you), mais également un homme chaleureux, qui avait lutté en Europe contre le nazisme, puis aux États-Unis contre le maccarthysme et la guerre du Vietnam à la fin de sa vie.

Tout ça c'est du cinéma

Suite Jaume